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ouest france

vendredi 27 novembre 2009

Des artistes poussent dans les serres de Tessy


Dans l’usine Utopik, Patrick Serc et Xavier Gonzales, artistes, entourent Alain Tourret et Laurent Beauvais, élus.
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En six lieux, la Région veut favoriser la création contemporaine. Ce sera à Tessy-sur-Vire, Flers, Falaise, Argentan, Saint-Céneri-le-Gérei et dans la baie du Mont-Saint-Michel.

Navigateur de l’imaginaire, Patrick Serc fabrique de drôles et beaux livres-objets racontant des aventures de mers. Comme quelques autres, l’artiste s’est amarré à « l’usine Utopik » de Tessy-sur-Vire. Là, d’anciennes serres horticoles, réhabilitées par la communauté de communes, sont devenues une sorte de « lieu unique » à la nantaise. « Un lieu magique », dit Xavier Gonzales, sculpteur-animateur.Dans ce chef-lieu de canton rural du centre-Manche, la démarche originale est ambitieuse. L’animateur du lieu veut y multiplier expositions, résidences d’artistes, rencontres entre plasticiens, écrivains et gens d’ici. « Dans une serre, les artistes ne peuvent que bien pousser et créer du lien… »

Relais culturels régionaux

Première à ouvrir ses portes, jeudi, Tessy-sur-Vire n’est pas la seule commune bas-normande à l’avant-garde de la création contemporaine. Sur une vingtaine de candidates, elles sont six à avoir obtenu l’estampille de « relais culturel régional ».

Flers-de-l’Orne va « conforter le travail sur l’art contemporain, effectué par l’association 2Angles, installée au coeur de la ville dans une ancienne teinturerie », assure son maire, Yves Goasdoué. Dans le Calvados, Falaise joue les cartes de la danse avec l’association Chorège et du livre avec la médiathèque.

Avec « Le quai des arts », Argentan parie sur la danse et le spectacle vivant. Saint-Céneri-le-Gérei, « un des plus beaux villages de France », dans l’Orne, veut promouvoir ses trésors patrimoniaux, « en installant une présence artistique permanente ». Et ce sera musique et arts plastiques pour le pays de la baie du Mont-Saint-Michel, avec l’association Musique expérience. Chaque relais culturel recevra une aide régionale annuelle de l’ordre de 120 000 €, avec une convention pour trois ans.

Les artistes sont ravis, les élus aussi. Laurent Beauvais, président socialiste de la Région y voit « la volonté de conjuguer culture et aménagement du territoire ». Vice-président PRG chargé de la culture, Alain Tourret se réjouit que « les arts plastiques et la danse soient enfin pris en considération ». Nés des rencontres « Voix publiques Culture » de novembre 2007, ces six relais sont « une expérience unique en France ».

Jean-Jacques LEROSIER.
Xavier Gonzales et ses deux fils, Pablo et Lucas, au milieu de quelques oeuvres qui agrémentent déjà la serre, centre de relais culturel bas-normand, baptisée l'Usine Utopik.
Xavier Gonzales et ses deux fils, Pablo et Lucas, au milieu de quelques oeuvres qui agrémentent déjà la serre, centre de relais culturel bas-normand, baptisée l’Usine Utopik.//////

Coup de pouce à l’Usine Utopik de Tessy

Il est des projets utopiques qui peuvent voir le jour. Celui du centre d’art contemporain, rêvé par le sculpteur Xavier Gonzales, est de ceux-là.

On sent l’artiste heureux comme un pape. Quand il parle du centre d’art contemporain baptisé L’Usine Utopik, Xavier Gonzales se fait volubile et a une nouvelle idée toutes les deux minutes. « J’ai monté un dossier béton lorsque j’ai appris que la région lançait un appel pour soutenir des sites relais culturel en Basse-Normandie », explique la cheville ouvrière du Symposium international de sculptures de Cerisy-la-Forêt. Le 3 juillet dernier, une commission régionale l’a retenu et a décidé de l’épauler.« Au coeur de mon projet, il y a cette rencontre avec ce lieu magique que sont les anciennes serres de Tessy-sur-Vire : l’espace idéal pour concrétiser, avec l’appui de la communauté de communes, ce qui me trottait dans la tête depuis des années. » Pour y faire quoi ? « Accueillir en résidence des ateliers d’artistes plasticiens, des expos, mais aussi des ateliers d’écriture, des écrivains, monter une usineskool européenne pouvant offrir à de jeunes artistes d’écoles des Beaux-Arts du continent de se retrouver pour travailler sur des créations. »Un budget de 130 000 €Xavier Gonzales va plus loin : « Y créer un service pédagogique auprès des élèves de la région, un centre de formation aussi ; mettre en place une artothèque où chacun peut venir, moyennant une cotisation annuelle, emprunter une oeuvre comme un livre dans une bibliothèque ; créer une web radio pour diffuser ce qui se passe ici, initier un festival de poésie électronique : un truc avant-gardiste mais prometteur lorsque l’on regarde ce qui se fait à l’étranger. »Son dossier a séduit la région. « Ils sont venus me voir sur place et le projet a été retenu parmi les neufs présentés rien que pour la Manche. » On sent l’homme et l’artiste aux anges pour une utopie budgétisée à 130 000 €. « Afin de devenir le directeur du centre, je vais devoir laisser la présidence de l’association montée pour défendre ce projet, l’ADN (Art et Design en Normandie) et recruter un(e) secrétaire un vrai bras droit. »Sur le budget, la région y va de sa poche de 61,54 % du montant total, le département de 15,65 %, la Drac de 7,27 %, l’intercommunalité de Tessy de 7,11 % ; le reste venant de l’autofinancement et des recettes espérées. Xavier Gonzales table sur 10 ateliers-résidences par an au profit d’une majorité d’artistes bas-normands, « de jeunes talents », mais aussi d’artistes internationaux.
Yann HALOPEAU.
Ouest-France


REFLET BASSE-NORMANDIE

reflet xavier

TERRITOIRE D’EXPRESSION n°4

www.territoiredexpression.com

article

MAGAZINE REFLETS de normandie, decembre 2009

Ouest France

L’Usine Utopik partenaire de l’art au collège – Tessy-sur-Vire

samedi 30 janvier 2010


Le collège Raymond-Queneau travaille, depuis un an, avec Xavier Gonzalès. L’artiste plasticien dirige le centre de création contemporaine l’Usine Utopik pour aboutir à un partenariat dans le domaine de l’art. Les artistes qui séjourneront au centre viendront en résidence au collège. Les élèves pourront rencontrer les artistes au collège mais aussi dans les locaux du relais culturel.

« Je souhaite que cela décloisonne un peu l’école et fasse apparaître toutes les compétences des élèves au travers de relations riches et authentiques », explique le principal Jean-Marc Hérout.

Un volet littéraire sera également exploré sous forme d’ateliers d’écriture avec la narration, la poésie, des ateliers thématiques comme les carnets de voyage, etc., « cela afin d’associer la sensibilité des élèves et d’auteurs reconnus ainsi que les professeurs intéressés par l’expression française ».

À partir du mois d’avril, douze artistes séjourneront à l’Usine Utopik à raison de deux par mois ; plasticiens et écrivains entre autres. Xavier Gonzalès souhaite également que « ce partenariat bénéficie aux artistes ». Quant au professeur d’arts plastiques, Bruno Di Palma, il estime que « c’est une chance inouïe d’avoir ce lieu à Tessy-sur-Vire, et c’est à vous les élèves de le faire connaître, d’en parler autour de vous ».

Jeudi dernier les élèves ont reçu Xavier Gonzales pour lui remettre un cadeau et le remercier de la première exposition faite par l’artiste au collège, l’année dernière.

Ouest France

Café des poètes et inauguration de l’artothèque à l’Usine Utopik de Tessy

Cultures jeudi 04 mars 2010

  • Xavier Gonzalès, directeur de l’Usine Utopik de Tessy-sur-Vire, et son bras droit Marie-Blanche Pron, se préparent au café des poètes de lundi prochain, mais aussi au vernissage de l’artothèque du centre de création contemporaine du vendredi 12 : la preuve !Ouest-France

// Lectures de poèmes, musique et performances artistiques seront au menu lundi 8 mars du café des poètes à l’Usine Utopik de Tessy-sur-Vire (Manche). Le centre de création contemporaine de Xavier Gonzalès ouvre ses portes aux poètes Xavier Allix, Jean-Claude Touzeil, Eve Rolland, au pianiste Olivier Melisse et à l’artiste plasticien Jalandou. Le public est invité gratuitement ; tout comme à l’inauguration de l’artothèque du centre d’art, le vendredi 12 mars : avec les oeuvres de 62 artistes mises à disposition, à la manière de livres d’une bibliothèque dès le dimanche 25 avril, à l’issue de l’exposition.

La Manche Libre

De l’Usine au salon, une artothèque en pays saint-lois

Vous rêviez d’épater vos amis en décorant votre intérieur d’œuvres d’art à moindre coût ? Dans ce cas, allez faire un tour du côté de Tessy-sur-Vire, au sud de Saint-Lô. Sous les serres de la toute récente Usine Utopik, vient de naître une artothèque.


Une première dans le pays saint-lois. Le fonctionnement ? Exactement le même que dans une bibliothèque, sauf qu’à défaut de livres, ce sont des tableaux que l’on vient emprunter. A raison de 50 € par an, un particulier pourra ainsi louer deux oeuvres par trimestre. Cette possibilité est également offerte aux collectivités et aux entreprises.
« C’est pour moi un rôle très important de pouvoir toucher tous les publics et de faire circuler l’art contemporain », a rappelé Xavier Gonzalez, directeur de l’Usine Utopik, lors de son vernissage.

À louer : 140 œuvres d’art
Des planches de bandes dessinées de Jean-Marc Leger aux torchons de Patrick Thome… Au total, 63 artistes bas-normands, mais également bretons, sont représentés à Tessy-sur-Vire. « Il y a là un large éventail du travail réalisé dans le domaine de l’art contemporain », indique le directeur de l’Usine Utopik.
Des toiles, des photographies et des sculptures, que ces derniers ont prêtées, voire léguées, au fonds de l’artothèque. C’est le cas du peintre Régis Bodrug-Palaniuk, qui a prêté une série de trois tableaux à l’Usine Utopik. « Ce qui m’intéresserait, c’est de voir ce que les gens font des œuvres qu’ils empruntent, et comment ils les mettent en valeur », souligne l’artiste. Si, pour le moment, 140 œuvres sont en passe d’être disponibles à la location, la collection pourrait rapidement s’enrichir.
« A chacun des artistes qui viendra en résidence, je demanderai une œuvre », explique Xavier Gonzalez. « Celles-ci seront fournies avec un CV de l’artiste, une explication de son travail et un prix », ajoute le directeur des lieux…
Car si jamais l’emprunteur ne peut se résoudre à s’en défaire le moment venu, il pourra alors acquérir la pièce, également en vente.
Les emprunts commenceront le 25 avril. En attendant de pouvoir transformer votre maison en musée d’art contemporain, vous pouvez d’ores et déjà découvrir les œuvres, sur place, où elles sont exposées, ou sur Internet, où elles feront chacune l’objet d’une fiche de renseignements.

Ouest France

Ouest France

L’esprit village, Savoir-faire et vivre autrement, n°108

 

 

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